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mardi 22 décembre 2009

Comment Paris refuse le référendum local

La Charte parisienne de la participation est donc votée. Terne, sans ambition... Le texte final ne garde rien de ce qui s'était dit au Printemps de la démocratie locale, ni écrit sur le wiki. C'est l'occasion de brosser un court panorama de l'offre des partis politiques.

Les Verts ont présenté un amendement sur le droit de pétition qui a été refusé : il visait à abaisser le droit de pétition de 3 à 1% des Parisiens. Rien n'a cependant été dit au sujet du référendum local.

Pour le PS, Pierre Aidenbaum a tancé l'UMP sur ce sujet et cela mérite d'être cité :
Je n’évoquerai ici que ma circonspection à l’égard d’une droite qui refuse obstinément ces avancées sans précédent. Elle prolonge en cela l’attitude d’un gouvernement qui refuse toujours de mettre en œuvre « le referendum d’initiative populaire » instauré par la révision constitutionnelle de juillet 2008 pour élargir le champ de la démocratie et qui se garde bien de présenter la loi organique indispensable pour rendre cette procédure effective.
Alors pourquoi aborder le sujet glissant du référendum puisque la Charte de la participation l'évite soigneusement ? Pour la plupart des élus socialistes, la seule démocratie, c'est la démocratie représentative, celle qui ne déconnecte pas les idées des personnes qui les portent : Bruno Julliard, mais évidemment Bertrand Delanoé... S'ils en ont parlé, c'est parce que l'UMP avait sorti l'artillerie lourde dans un communiqué avec la volonté d'instaurer :
le référendum local (institué par l’acte II de la décentralisation avec la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la République), qui permettrait à la ville de Paris de connaître la position des Parisiennes et des Parisiens sur les grands projets qu’elle mène.
Tout cela ne confirme qu'une chose : la démocratie n'est souhaitable pour un parti que lorsqu'il est dans l'opposition. L'usage du réferendum est systématiquement remis à plus tard une fois que le parti est élu puisque ni au niveau local, ni au niveau national, cette possibilité n'est utilisée.

dimanche 15 novembre 2009

Comment ne plus jeter la pierre au Conseil Parisien de la Jeunesse

En cette fin de semaine a eu lieu la rentrée du Conseil Parisien de la Jeunesse. Sur de nombreux points, de grandes avancées ont vu le jour :
  • les conseillers ont eu droit à une présentation de la Ville de Paris, qui était bien faite puisqu'elle permettait de saisir toute la complexité de la machine municipale
  • le principe de construction d'un espace de discussion commun a enfin été acté : les membres pourront échanger car ils auront chacun la liste des emails de chacun, ce qui n'était pas le cas auparavant
  • le réseau des villes amie des enfants va être relancé
  • quelle collaboration avec Berlin ? Montréal ? Les autres capitales européennes ? Le principe d'animation d'un réseau européen a été voté
  • Anne Hildago a annoncé que notre présence symbolique dans les divers jurys de la Ville va être renforcée
Les nouveaux membres associatifs ont posé des questions très pertinentes et semblent particulièrement lucides. Par ailleurs, quelques projets n'ont été traités que dans les couloirs :
  • l'organisation d'un débat : "que peut la région pour les jeunes ?" à l'occasion des élections régionales avec l'ensemble des listes candidates
  • la demande officielle pour l'organisation des Assises de la jeunesse réunissant Conseil Parisien de la Jeunesse, Conseil de la Vie étudiante et les associations en présence des élus concernés dont le Maire de Paris
Mais surtout un voeu sur l'autonomie du CPJ a été présenté dans un contexte peu favorable et il a réussi à être voté, ce qui n'était pas gagné :
Pour renforcer son autonomie, afin d'éviter les dysfonctionnements qui ont pu exister par le passé, le Conseil Parisien de la Jeunesse déclare pour lancer les travaux de la commission Charte :
  • qu'il se doit de manifester son avis sur les questions qui ont trait à son fonctionnement sur le fond comme sur la forme, par exemple sur le choix de son propre logo ;
  • que chaque réunion du CPJ sera coanimée par ses membres, et ce, dès ce séminaire ;
  • que l'ordre du jour de chaque réunion est amendable en début de réunion ;
  • que l'ordre du jour de chaque réunion est co­décidé pour moitié par l'exécutif municipal et pour moitié par les membres du CPJ ;
Le CPJ est très heureux des sujets de consultation que lui propose la municipalité parisienne. Cependant, le CPJ rappelle son souhait que l'exécutif municipal propose au CPJ davantage de sujets de collaboration pour que le CPJ puisse choisir parmi ceux­-ci. Le CPJ souhaite aussi être associé à l'avenir dans la programmation du séminaire en début d'année, comme de toute autre activité organisée en son nom.
Ce voeu est à remettre en lien direct avec les anecdotes que j'ai racontées sur le logo et le match de foot. Le contexte était peu favorable car cela s'était passé en juin. Certains membres étaient plutôt convaincus qu'une nouvelle dynamique s'engageait alors que d'autres membres étaient si nouveaux que s'empoigner sur une histoire de logo paraissait anecdotique (à juste titre d'ailleurs). Et Bruno Julliard a enfin eu le courage de dire que le logo de toute manière ne pouvait être que le choix de son cabinet et que notre avis n'était vraiment que consultatif. Le premier logo du Conseil Parisien avait été choisi par lui-même en 2003 mais depuis, nous devons être moins matures...

Bruno Julliard a ensuite eu cette phrase magnifique sur la démocratie participative, cela ressemblait à quelque chose comme : "la démocratie participative s'arrête là où la vraie démocratie, celle des élus, commence". La franchise est toujours appréciable, surtout quand elle permet de constater l'état d'esprit de la jeune génération socialiste.

mardi 6 octobre 2009

Comment le Conseil Parisien de la Jeunesse a sombré l'an dernier

Une anecdote à la fin du printemps démontre que, même pour l'équipe de Bruno Julliard, le Conseil Parisien de la jeunesse ne doit pas servir à grand chose. La manière dont a été choisi le nouveau logo mérite d'être connue. Cette anecdote démontrera la pertinence du tableau que j'ai déjà utilisé dans ce domaine :



Au cours de l'année 2009, une réunion pour présenter la "nouvelle communication jeunesse" a eu lieu. Y sont allés les membres du CPJ motivés par cette question, qui n'étaient pas nombreux. Aucun retour n'a eu lieu, rien n'a été envoyé à l'ensemble des membres du CPJ, ni sur les éléments graphiques, ni sur ce qui a été arrêté à la réunion. Ni aucun retour à une quelconque plénière.

Fin juin, j'ai demandé une réunion en plénière du CPJ pour qu'on puisse voter quelques textes que j'avais préparés. Par "manque de personnes motivées", on a organisé une réunion à la place d'une plénière, une réunion où nous avons été "consultés" sur le choix du logo. Cette réunion démontra que Bruno Julliard nous trouve trop immatures, même pour choisir notre propre logo.

La consultation s'est bornée à nous présenter trois logos très proches, calqués sur le logo Paris Jeunes, d'ailleurs lui aussi non-choisi par un vote par le CPJ.

Allions-nous voter pour choisir notre logo ? Ou pour en demander des nouveaux puisque visiblement aucun ne plaisait ? Cela aurait été le symbole que Bruno Julliard accepte que le CPJ puisse décider au moins de sa communication. Au lieu de ça, la conseillère technique de Bruno Julliard a refusé qu'on puisse organiser un vote, "même à titre indicatif". En gros, on organise une réunion pour parler du logo durant 20 mn chrono en main et "circulez, il n'y a plus rien à voir !". On passe au sujet suivant... car "le temps presse". Typiquement la fausse concertation où on prend juste la température mais on ne cherche pas la co-décision.

Je ne suis pas certain que beaucoup d'associatifs se laisseront convaincre par l'expérience du CPJ plus de quelques mois, si ni les questions stratégiques, ni les questions subsidiaires ne sont abordées. Et s'ils se laissent autant mener à la baguette, que restera-t-il du pari de faire du CPJ une vraie instance de conseil ?

Pour les propositions pour l'année à venir et pour éviter que cela recommence :
  • Bruno Julliard a accepté que les jeunes co-animent avec lui les plénières, pourquoi ne pas co-animer toutes les réunions intermédiaires du CPJ ?
  • La plupart des réunions auxquelles j'assiste, l'ordre du jour est amendable en début de réunion. Au CPJ, cette étape est sautée systématiquement. Légitime ?
  • Le pouvoir décisionnel n'est detenu que par le CPJ en réunion plénière, donc valider un logo, une lettre, etc. sans extrême urgence nécessite l'organisation d'une plénière.
  • Se mettre d'accord sur une campagne de communication en l'espace d'un quart de réunion, je n'ai jamais vu ça. Plusieurs réunions auraient été nécessaires. Consacrer juste 20 minutes au choix de notre logo, difficile de faire pire comme symbolique.
Si on reprend le tableau pour l'appliquer à cette anecdote, on voit qu'on reste au 2ème niveau de la participation : le projet arrive déjà tout ficelé et il n'y a aucune maitrise de la décision. Par contre, je trouve difficile de cocher quoi que ce soit dans les colonnes... En tout cas, la maîtrise de l'ordre du jour et du calendrier des réunions, savoir qui anime les débats sont des questions qui agitent toutes les instances de démocratie participative... Ces questions cruciales déterminent l'autonomie de l'instance. Et pour le moment, Bruno Julliard peut vraiment mieux faire...

Le match de foot avec les élus chargés de la jeunesse qu'il organise demain mercredi sur la place de l'Hotel de Ville donne un autre aperçu de ce qu'il peut offrir pour la jeunesse parisienne. Je suppose qu'il espère attirer avec cet évènement de nouveaux membres pour le Conseil Parisien de la jeunesse.  Jamais le Conseil Parisien n'aurait eu l'idée saugrenue d'un match de foot pour fidéliser des membres: c'est tellement décalé par rapport à ce qu'est réellement cette instance.



Contrairement à ce que dit l'image animée d'ailleurs, le Conseil ne présente rien du tout, puisque ce n'est pas lui qui a décidé ou organisé cet évènement, mais le cabinet de Bruno Julliard qui pilote : nous sommes conviés à décorer les stands ! Encore un symbole qui en dit long sur l'indépendance du Conseil Parisien de la jeunesse !

dimanche 20 septembre 2009

Comment décrire le niveau de participation des jeunes

Lors de la conférence de Bruxelles, un document du bureau européen de l'OMS nous avait été remis que j'ai trouvé très bien fait. Il y a un long plaidoyer pour la participation des jeunes. Il s'agit aussi de qualifier leur niveau de participation dans les actions de prévention en santé, mais en fait cela s'applique à bien d'autres domaines.



C'est très intéressant d'appliquer par exemple ce graphique à la contribution des jeunes du Conseil Parisien de la Jeunesse à la réforme de ses statuts qui sera votée prochainement au Conseil de Paris.



Je crois qu'on relève de la 3ème ligne, puisque le débat était principalement articulé autour des propositions et des questions formulées par le cabinet de Bruno Julliard. Des ajouts à la marge ont pu avoir lieu (la question de la formation des jeunes conseillers, ou la reconnaissance par la Mairie via une lettre du Maire). Mais le document de la LDH sur la démocratie locale que j'avais apporté pour qu'il soit diffusé au groupe de réflexion sur la réforme du CPJ a été refusé par le cabinet de Julliard sans qu'on m'en prévienne sous prétexte que c'était hors-sujet. Pourtant le Conseil Parisien de la Jeunesse traverse les mêmes conflits que les autres instances de la Ville comme les Conseils de quartier. C'était prendre le risque de poser les questions qui fâchent : pourquoi par exemple dans certaines instances (mais pas toutes) ce sont les élus président l'instance ? C'est le cas du CPJ bien sûr et ce n'est pas prêt de changer.

L'engagement dans le projet a été limité dans la réforme du CPJ : 5 jeunes engagés sur le long-terme dans le groupe de réflexion regroupant associatifs, chercheurs et fonctionnaires de la Ville. Mais seul un débat avec l'ensemble du Conseil Parisien de la Jeunesse a été organisé. Nos réponses ont été calées d'abord sur les thématiques choisies et il reste à démontrer que nos propres besoins seront pris en compte. Je pense notamment à la formation des jeunes conseillers, comme c'est le cas dans d'autres villes ou au fait que nous n'avons pas les moyens de communiquer entre nous (ce sont des requêtes qui restent sans effet). La sélection du thème a donc été mineure.

Sur l'investigation en revanche, je crois qu'on est allé aussi loin que les animateurs des différentes CJA donc ce point a été particulièrement mis en valeur comme la question des buts. Je me souviens de la position de Margie Bruna défendant tout ce qui pourrait nuire à l'actuelle diversité du CPJ.

Ce travail de réforme aurait dû susciter la résurrection de la commission Charte du CPJ, mais ça n'a pas été le cas. Les actions ne sont donc pas vraiment le point fort du processus déclenché par Bertrand Delanoé lorsqu'il a décidé de la réforme du CPJ avant les municipales. Enfin, il est tout à fait caractéristique des différentes concertations menées par la Ville que la question de l'évaluation et du suivi soit pour l'instant minoré. C'est d'ailleurs pour ça que l'ancien Observatoire parisien de la démocratie locale a périclité quoi qu'en dise le site Internet de la Mairie de Paris.

jeudi 17 septembre 2009

Comment le CPJ pourrait-il rejouer à la Nouvelle Star ?

J'ai déjà critiqué le manque d'enthousiasme de Bertrand Delanoé vis-à-vis du Conseil Parisien de la Jeunesse qu'il a boudé durant de longues années. Un certain nombre de problèmes sur l'attention accordée par la municipalité à la démocratie participative en général, et au CPJ en particulier, ne sont pas du fait de l'adjoint à la jeunesse. Le jeune de service, qu'il s'agisse de Clémentine Autain jusqu'à 2008, et depuis, Bruno Julliard, gère comme il peut. Mais parfois, on a beau trouvé toutes les excuses, on sait qu'il y a du foutage de gueule même chez l'élu à la Jeunesse.

Le Conseil Parisien de la Jeunesse n'est rarement associé, ni informé, aux initiatives de l'élu à la jeunesse, qui anime quelques réunions et/ou évènements festifs. Du temps de Clémentine Autain, je me souviens avoir participé à un jury à la Maison de la Radio pour désigner 3 groupes qui se produiront sur la place du Trocadéro le jour de la Fête de la Musique. Depuis l'arrivée de Bruno Julliard, c'est fini. L'enjeu n'est pas de taille, il s'agit simplement d'intégrer des jeunes dans les jurys comme Paris Jeunes Talents. Symbolique, c'est aussi tout à fait formateur pour les petits nouveaux et une marque de reconnaissance.

samedi 22 août 2009

Comment améliorer le Conseil Parisien de la Jeunesse

À la rentrée s'ouvrira un nouveau Conseil Parisien de la Jeunesse renforcé. Enfin c'est ce qui se dit, parce que je suis assez dubitatif sur Bruno Julliard. Et pour le moment, c'est plutôt la croix et la bannière pour que Bertrand Delanoé ait envie de venir nous voir. Je suis rentré au CPJ début 2007 et je ne l'ai toujours pas vu venir nous voir en plénière. Je suppose qu'il voit pourtant le CODEV ou le Conseil scientifique un peu plus régulièrement. Mais voilà, les jeunes n'ont pas la même importance dans son emploi du temps. Les moyens pour la jeunesse ont fondu au niveau municipal de moitié "à cause de la crise", paraît-il. Personne n'en a parlé, parce que c'est toujours un sujet secondaire. Pourtant des solutions pour améliorer le rapport des jeunes au politique existe. Il faut aussi dire que c'est difficile de fédérer la jeunesse avec une instance de 80 membres. Voici les propositions que j'avais formulées l'hiver dernier pour alimenter le débat.


Au séminaire annuel organisé à Dourdan, nous discutons chaque année des améliorations à apporter au CPJ (conseil parisien de la jeunesse) et aux CJA (conseils de la jeunesse d'arrondissement). Une réforme a été entérinée en 2007 et, à la suite des élections, de nouveaux ateliers ont travaillé sur les points à améliorer. Ce document est basé sur des propositions (en gras) ayant fait consensus à Dourdan à propos de la relation avec les élus auxquelles j'en rajoute d'autres. Certaines sont applicables à court-terme, d'autres demandent un peu plus de temps pour pouvoir voir le jour.
Assurer l'empowerment des membres du CPJ


Au niveau parisien, il paraît nécessaire de mieux connaître l’administration et son fonctionnement. Un sondage sur les connaissances des actions de la Ville auprès des jeunes, et même ceux du CPJ, serait éclairant sur le problème de la compétence à se saisir de problèmes politiques. L'une des missions du CPJ (et peut-être aussi des CJA) devrait être de permettre à leurs membres d'acquérir des connaissances au moins sur le fonctionnement de la Ville, sur ce qu'elle offre, les différents choix stratégiques possibles, ainsi évidemment qu'une aptitude acquise sur le tas au débat. Si ces deux compétences sont nécessaires pour le « métier de citoyen », elles restent peu présentes (et inégalement distribuées) tant dans le CPJ que dans le reste de la population.
Il faudrait être consulté au niveau des arrondissements de la même manière que les conseils de quartier, notamment sur ce qui nous concerne :
- Urbanisme
- Les transports (ça a pu se faire dans certains arrondissements pour le tramway)
- Les évènements (sur les évènements récurrents nous donner des « cases » par exemple dans les festivals,…)
- Sur les équipements sportifs
- Sur les cantines
Concrètement, si les élus ne penseront pas forcément à nous, nos animateurs devraient connaître les projets en cours dans lesquels on pourrait intervenir, notamment sur ce qui nous concerne. Pour ça, il faudrait que nos animateurs puissent systématiquement assister aux réunions des collaborateurs du Maire (le cabinet). Cela peut se faire dans certains arrondissements. Ainsi, ils pourront faire le lien entre la Mairie et nous (lien qui existe rarement dans la plupart des arrondissements)
Pourtant, de nombreuses directions proposent des actions dont il est facile de comprendre qu'elles recoupent les préoccupations des membres du CPJ. S'ils avaient une idée précise de ce qui est fait, les jeunes pourraient identifier ce qu'ils jugent être des carences, ou améliorer les dispositifs, ou encore relayer de bonnes pratiques (comme pour le projet de jeunes-relais).
Pris au sérieux, le Conseil Parisien de la Jeunesse fonctionnerait alors comme un panel. Il aurait la possibilité s'il le souhaite de formuler des revendications politiques dans un cadre non-partisan. Parmi les directions concernées en tout premier lieu (ce qui n'exclut pas la collaboration avec d'autres) :
- Direction Jeunesse et Sport : 5 bureaux pour la sous-direction jeunesse, 5 activités dont le CPJ ne connaît presque rien (et n'est guère renseigné par le rapport d'activités annuel disponible sur Internet).
- Direction des affaires scolaires : beaucoup de membres du Conseil de la Jeunesse sont lycéens ou collégiens, pourquoi ne pas les impliquer ? Notamment il faut penser un rapprochement progressif avec les Conseils de la Vie lycéenne de chaque lycée ; on pourrait commencer par des rencontres inter-CVL au niveau de chaque arrondissement avec le CPJ.
- Direction pour la santé : très intéressant pour le projet du CPJ en rapport avec le planning familial et sur les questions de prévention santé avec l'amélioration de l'efficacité des campagnes de communication à la fois des affiches de la DASES et celles parfois naïves des membres du CPJ et des CJA.


Sans attendre la concertation issue de ce comité de pilotage, on peut d'ores et déjà organiser une possibilité de consultation pour tous les projets mis en œuvre en direction des jeunes par les directions en commençant par la DJS, la DASCO et la DASES dès cette année. Si les jeunes doivent être informés, ils se saisissent de ce qu'ils souhaitent : on ne peut obliger qui que ce soit à réfléchir sur un problème qui ne l'intéresse pas au risque d'avoir une réflexion inintéressante (si on réussit à pousser à terme la consultation) ou à faire perdre toute motivation aux jeunes pour venir au CPJ.


L'ordre du jour aura donc à mon avis quelques difficultés à être imposé par l'exécutif parisien. En sens inverse, les CJA et le CPJ auront du mal à faire à se faire entendre de l'exécutif de manière autonome. La responsabilité de la compétence des jeunes uniquement ? Les effets de position des personnes qui gravitent autour de ces instances ont un impact quotidien. Les membres du CPJ et des CJA sont aidés par les animateurs très dévoués malgré le fait que leurs emplois ne sont pas forcément les débouchés qu'ils attendaient : ils sont très diplômés et certains dans des domaines qui n'ont pas de point commun avec la jeunesse. La suite donnée aux emplois-jeunes par la Ville est loin de combler ces animateurs (mi-temps, etc.). Malgré tout, c'est bien grâce à eux que la voix des jeunes se fait un peu entendre. Ils sont aidés (mais pas toujours) par les élus à la jeunesse. Tant que ces derniers resteront des élus « mineurs » aux yeux du reste de l'exécutif, le problème des moyens et de l'écoute accordés aux jeunes avancera lentement.


La communication
Pour préparer cette réflexion, une rapide recherche a eu lieu pour trouver des documents ou des actions à propos des jeunes sur lesquels le CPJ n'a jamais été ni consulté, ni simplement informé :


17 000 agendas d'éducation à la santé pour les CM2
" La cigarette c'est trop bête, le sport c'est trop fort ", et d'autres messages, de prévention du tabagisme et plus largement d'éducation à la santé, ponctuent les pages des 17 000 agendas scolaires offerts à tous les élèves de CM2 des écoles publiques parisiennes, à chaque rentrée depuis 2003. Blagues, dessins et poèmes alertent les écoliers sur les pièges à éviter, à l'heure où 3 franciliens sur 10 ont déjà fumé des cigarettes à l'âge de 13 ans. Le comité de Paris de la Ligue contre le cancer a initié cette opération, soutenue par la Ville de Paris, l'académie et la caisse Primaire d'assurance maladie.


Le Service de l’écologie urbaine a vocation à rendre la ville exemplaire en matière de développement durable. Un programme d’actions éducatives, diversifiées et complémentaires, relatives à l’écologie urbaine a été mis en place de façon à stimuler des évolutions de comportement.


LA COMMUNICATION ET LA SENSIBILISATION DU PLAN CLIMAT
8.1.1 - Vers le jeune public
À partir de la rentrée scolaire 2007-2008, plus de 20 000 scolaires du primaire seront sensibilisés à des gestes simples et quotidiens pour que chacun participe à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Ce considérable travail en profondeur sera mené grâce au réseau d’équipements d’éducation à l’environnement de la Ville.
Un concours sera organisé dès la rentrée 2007-2008, pour les écoles primaires, pour rêver Paris en 2050. Les œuvres feront l’objet d’une exposition à l’Hôtel de Ville. Les années suivantes cela sera étendu aux thématiques du développement durable dans le cadre de l’Agenda 21. Pour les collégiens, un programme pédagogique d’économies d’énergie par des gestes simples, comprenant des conférences-débats mais aussi des visites concrètes (bâtiments avec affichage des consommations énergétiques de la campagne européenne Display, centres de tri, constructions ou zones d'aménagement exemplaires...) sera développé par les services de la Ville et les Espaces Info-Energie.


Pire encore, dans le protocole d'accord avec la ville de Malakoff datant de plus de 4 ans, les jeunes du CJA14 ont appris cette année qu'ils avaient été censés entamer une collaboration avec le CJ de Malakoff. Aucune collaboration n'a suivi. D'autres protocoles avec d'autres villes existent (Vanves,...) avec des dispositions similaires.
Le CPJ n'aura jamais la capacité de faire des rapports d'experts mais dans ces exemples, le CPJ aurait pu donner son avis sur sa sensibilité aux campagnes de communications choisies, sur les actions de sensibilisation à mettre en oeuvre, ou encore sur la pertinence de la tranche d'âge. Il faut donc préparer une liste complète recensant les communications organisées à destination des jeunes par la Mairie de Paris parmi l'ensemble des directions. Il semble d'ailleurs significatif que la liste sur cette dimension sectorielle n'existe actuellement pas.
Pourquoi ne pas être consulté systématiquement en amont sur les grands projets (Paris Plage, Plan Climat, PLU par exemple) et les enquêtes publiques (tramway,…) ?
Pourquoi ne pas commencer aussi par nous consulter sur les délibérations appuyées par l’adjoint à la jeunesse ? Pour cela, il faudrait disposer d'une présentation de la politique de la Ville en direction des jeunes ce qui n'est pas le cas. Un bilan écrit de toutes les délibérations (notamment les subventions concernant les associations) peut paraître utile pour engager des partenariats, tout comme un compte-rendu de mandat annuel « spécial jeunes » avec les adjoints au maire dont les occupations rejoignent totalement celles du CPJ (jeunesse, vie étudiante, vie scolaire, protection de l'enfance) et pourquoi pas avec le Maire de Paris (pour les autres domaines). Connaissance ne veut pas dire accord : si le CPJ est un panel, il n'est pas un relais de communication de la politique municipale. Ces compte-rendus pourraient être doublement contradictoires. Ces communications devraient faire place ensuite à un débat avec les membres du CPJ. Un travail en amont pourraient permettre aux jeunes de donner des avis éclairés et éclairants (par exemple une question sur l'évolution du budget de la sous-direction jeunesse depuis 2001 serait trop abstraite actuellement pour beaucoup de membres si elle était posée au CPJ). Par ailleurs, la présence tant de l'opposition que des groupes de la majorité serait peut-être utile pour remettre en perspective les actions de la municipalité en direction des jeunes. Si l'on présentait plusieurs options possibles ou plusieurs projets (pas nécessairement alternatifs d'ailleurs), les jeunes élargiraient leur horizon d'attente.
La relation des groupes politiques vis-à-vis du CPJ (comme des autres instances participatives) est à étudier, puisqu'à Dourdan a été évoqué la possibilité d’assister (avec un statut d'observateur) à la commission du Conseil de Paris traitant de la jeunesse. Cette option a pourtant été jugé impossible à réaliser, alors qu'elle aurait un intérêt « pédagogique » évident pour les nombreux jeunes qui ne connaissent rien au fonctionnement du Conseil de Paris, d'autant que la qualité des débats y est parfois supérieure à celle du Conseil de Paris. Concernant la qualité des débats, il paraît important de noter que ces débats avec l'ensemble des élus ne doivent ni effrayer les plus jeunes (sérénité, rigueur sont nécessaires... dans l'idéal), ni les ennuyer. A ce titre, il faut faire le bilan des deux rencontres organisées dans 2 arrondissements entre les têtes de listes aux municipales et les jeunes des CJA. D'autres rencontres ailleurs ont été tentées, mais se sont heurtées au refus du maire sortant.
Pour la charte de fonctionnement


Le Conseil Parisien de la Jeunesse doit être traité comme les autres instances de démocratie participative, notamment améliorer la capacité à porter notre voix. Nous devrions pouvoir donner des avis (sous forme de vœux) qui seraient inscrits automatiquement à l’ordre du jour du prochain Conseil d’arrondissement pour pouvoir être votés.
Autre problème dû au manque d’information : les CJA et le CPJ devraient être informés de ce que font les autres instances (conseils de quartier pour les CJA, Conseil de la Vie étudiante pour le CPJ,…). Par exemple, à propos des bourses et des dispositifs d'aide à l'emploi, le CODEV a commencé une réflexion concernant le rapprochement des jeunes avec le monde du travail (un annuaire de stage au niveau de la ville pour les collégiens au lieu que ça soit le capital social qui détermine le choix du stage). L'émiettement n'a pas de sens : pourquoi ne pas en discuter au CPJ ?
Il faudrait organiser des réunions communes (sous la forme de plénière commune ? De groupes de travail mixtes ?) avec ces instances, notamment sur des sujets d'intérêt commun comme l'éducation à la citoyenneté européenne, le service civil (obligatoire ?) ou encore le bénévolat sur lesquels la Ville peut aussi avoir un impact. Sur ces sujets comme sur d'autres, l'implication des citoyens doit commencer par les instances de la démocratie participative parisienne.


Ces propositions ont ensuite été reprises par le groupe de jeunes dans lequel j'étais. Heureusement, Bruno Julliard a décidé d'un certain nombre d'évolutions positives. Certains sujets bloquent toujours, qui ne sont pas forcément de son ressort. La séparation entre le Conseil de la Vie Étudiante et le Conseil de la Jeunesse est tout à fait artificielle. Pour le moment, Bertrand Delanoé et son équipe n'ont pas de grands évènements politiques à proposer aux jeunes en dehors de l'entertainement.