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jeudi 22 septembre 2011
Comment José Bové est passé du Larzac à Bruxelles
Du Larzac à Bruxelles, Entretiens avec Jean QuatremerJosé Bové , 13,50 euros aux Editons du Cherche Midi.
samedi 27 novembre 2010
Comment pousser les initiatives européennes citoyennes
L'Initiative Citoyenne Européenne (ICE) oblige la Commission Européenne à agir lorsqu'elle reçoit une demande émanant de plus d'un million de citoyens. Mais aujourd'hui, certains responsables politiques s'opposent à l'approfondissement de la participation citoyenne dans la gouvernance, et tentent d'imposer des critères contraignants qui rendraient l'ICE inaccessible et sans pouvoir.
Les négociations entrent dans une phase critique. Une vague de soutien massif aux membres du Parlement Européen les plus impliqués dans ces négociations pourrait influer sur le débat et renforcer définitivement la place des citoyens dans le processus législatif européen. Signez la pétition et faites passer le message -- notre pétition sera présentée par les Parlementaires européens participant aux dernières réunions de négociation.
http://www.avaaz.org/fr/eu_citizens_initiative/?fpbr
mardi 22 juin 2010
Comment joindre les deux bouts en Europe
Dans l’ensemble, les citoyens de l’Union jugent que la pauvreté a augmenté au cours de l'année précédant l'enquête, et ceci à tous les échelons: six sur dix pensent que c’est le cas dans leur région, 75 % dans leur pays et 60 % à l’échelle de l’Union. La France est le deuxième pays dans lequel ce sentiment est exacerbé.
dimanche 4 avril 2010
Comment encourager l'égalité des chances chez les jeunes européens
Je raconte très souvent l’histoire (vraie) de 2 élèves de 6°, Marie Jo et Didier, dont deux professeurs disent, au conseil de classe du premier trimestre, qu’ils sont sûrs qu’il vont redoubler, à la fin de l’année. Leur professeur principal, qui est nouvelle, qui est prof. de français, est elle-même très choquée par ce jugement, qui l’empêche de dormir une bonne partie de la nuit. Le lendemain, les élèves lui demandent « qu’est-ce qu’ils ont dit au conseil de classe ». Elle leur dit la vérité : deux professeurs, qui sont expérimentés, pensent que Marie Jo et Didier vont redoubler. Elle leur dit que cela l’a beaucoup choquée d’entendre ça, et elle leur demande ce qu’ils en pensent, et ajoute ce que elle-même en pense : Si on n’accepte pas ce jugement, qui condamne deux élèves, dès le premier trimestre, cela peut se passer autrement.
jeudi 25 mars 2010
Comment Avaaz crée le buzz autour des OGM
Voilà que la barre des 300 000 signataires a été franchie par Avaaz. Il faut dire que comme toute bonne chaine ou comme tout hoax, le message appelant à signer la pétition circule beaucoup.
Le principe est enfantin : jouer sur la crédulité des gens qui propageront le message avec d'autant plus de ferveur qu'ils sont convaincus de la pertinence du message.
Ici Avaaz, que personne ne connaissait il y a encore deux semaines, a lancé une pétition européenne dans le but de récolter le fameux million de pétition pour faire bouger la Commission européenne grâce au Traité de Lisbonne en demandant un moratoire sur les OGM. Or, je vois dans la démarche quelques petits soucis :
- on ne sait pas encore comment marche le droit de pétition alors que la mise en œuvre du traité de Lisbonne ne date que de quelques mois : combien de pays membres doivent être représentés chez les pétitionnaires et dans quelle proportion pour que la procédure marche ?
- le fait que des citoyens extracommunataires puisse signer rend peu crédible la démarche, même si le principe est louable
- ce texte n'est pas tout à fait une pétition, puisque l'exposé des demandes n'est pas clair (quels sont les critères de l'indépendance de l'expertise ? ce n'est pas indiqué ici). Depuis une semaine, l'exposé a d'ailleurs été modifié.
- pourquoi ce texte n'est pas appuyé par le réseau européen Green10 (regroupant Greenpeace, WWF,...) ou aucune des associations membres ?
Un nouvel article sur le site du Parlement Européen ajoute d'autres problèmes :
- les pétitions en ligne ne seront même pas forcément reconnues pour des raisons de fiabilité des signatures. On ne sait même pas qui va vérifier les signatures.
- l'objet de la pétition doit-il être vérifié avant le lancement du recueil des signatures pour la pétition ? Si oui, par qui ? Comment ?
Ajout du 20 avril : La Commission Européenne a publié ce mois-ci une proposition de réglementation . Désormais le Conseil européen et le Parlement doivent se mettre d'accord. Une chose est sûre pour Avaaz, il est fort probable que les éléments qu'ils collectent ne soient pas suffisants : il est question de demander beaucoup plus d'éléments d'identification des personnes, comme par exemple le numéro de carte d'identité ou de sécurité sociale. Cela pose désormais le problème habituel de la protection des données personnelles.
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mardi 16 février 2010
Comment Miliband a couvert la torture
Heureusement en France nous avons de grandes pointures comme Laurence Ferrari et XXX (complétez la liste nombreuse).
Avec tout le délire autour d'Ashton, certains ont espéré la nomination de David Miliband, le chef actuel de la diplomatie britannique, au poste de ministre des affaires étrangères de l'Union Européenne. Finalement, sans ce grand promoteur des droits fondamentaux, c'est pas plus mal comme ça.
jeudi 3 septembre 2009
Comment les jeunes Européens appréhendent les droits de l'Enfant
Premier commentaire : s'agit-il d'un sondage sur les droits de l'enfant ? En tout cas, pas tel que l'entend la Convention relative aux droits de l'enfant. Il s'agit d'un sondage sur la conscience pour les enfants d'avoir des droits spécifiques par rapport aux adultes. C'est flagrant sur le test de connaissances : les deux questions portent sur une situation de divorce où l'un des parents partiraient dans un autre pays de l'UE. On rigole un peu pour la deuxième question porte sur la labellisation des jeux vidéos selon l'âge. Cela ne rentre absolument pas dans la convention des droits de l'enfant.
Sur la méthodologie, je suppose qu'ils ne suivent pas la méthodes des quotas. Le sondage a concerné 10000 jeunes Européens, dont 400 Français. Ce n'est qu'un sondage, et que nous enseigne-t-il ?
Les jeunes Français semblent moins conscient de leurs droits (p.16). La question portant sur un ressenti, ce n'est pas le plus convaincant.
Je trouve beaucoup plus intéressant les priorités politiques qu'ils définissent p.20 : en premier vient l'éducation (77% des Européens concernés et 68% des Français), puis la sécurité (47% UE, 37% France), la santé (42% UE, 40% France), les loisirs (32% UE, 30% France), la justice (28% UE, 35% France), l'environnement (23% pour l'UE et la France aussi), les migrations (16% UE, 18% France).
Contrairement à la plupart des autres pays, les jeunes sondés de France inversent santé et sécurité dans leurs préoccupations, la santé passant en deuxième position. Au niveau européen, c'est bien un sujet qui discrimine les filles des garçons contrairement aux autres questions. Si l'éducation est citée autant chez les unes que chez les autres, les priorités s'inversent pour les domaines suivants : quand on est une fille, on semble privilégier la sécurité (47% contre 41% chez les garçons) et la santé (48% contre 37% chez les garçons). Quand on est un garçon, la deuxième préoccupation avant la sécurité semble être les sports et les loisirs (39 contre 24% chez les filles).
Une autre question porte sur ce que définissent les jeunes comme priorités nationales. Les jeunes Français sondés sont en queue de peloton pour mettre la violence, l'exploitation sexuelle ou les drogues comme priorités nationales. Par contre, on apprend p.33 qu'ils sont 48% à classer en premier le racisme et les discriminations (27%UE) : c'est le plus fort taux par rapport aux autres pays. Et les sondés français sont aussi bien au dessus pour vouloir s'attaquer à la pauvreté (29% contre 23%).
Mais alors que faire ? Si les Français sont moins informés, comment leur apporter l'information à propos de leurs droits et sur les moyens pour eux de s'informer ? 94% des sondés en France comme dans le reste de l'UE demandent des campagnes d'information par divers canaux (Internet surtout, télé). Je suis très étonné que parmi les canaux proposés ne figure pas l'école.
Cette situation rend nécessaire l'opération Graines de citoyen organisée par la section du 18e de la LDH, parmi d'autres évolutions souhaitables comme la rénovation de l'éducation à la citoyenneté à l'école.
samedi 15 août 2009
Comment une vidéo tente de raconter la conférence de Bruxelles
The Commissioner for Health Androulla Vassiliou is proud to release a short video clip illustrating the highlights of the first ever EU level youth health conference held in Brussels on 8-10 July.Comme on m'aperçoit un quart de seconde, c'est de l'autopromotion évidemment.
Mise à jour de l'autopromotion au 9.01.10 :
dimanche 9 août 2009
Comment améliorer les conférences pour les jeunes à Bruxelles ?
Il faut faire le pari que ce débat de qualité puisse se répéter pour approfondir les sujets. Pour cela, je propose quelques pistes.
La première chose, c'est que ce type de débats puisse avoir lieu dans tous nos pays et qu'on s'intéresse à l'avis des jeunes les moins mobilisés.
Chaque pays devrait donc décentraliser ces débats et tenter l'expérience de ce type de conférence avec tous les élèves d'un lycée par exemple. Pour ne pas perdre l'intérêt de la discussion des différentes situations nationales, cette expérience pourrait être menée avec les établissements qui sont jumelés à travers l'Europe.
Chaque atelier durait une heure et demi. Comme les présentations étaient très intéressantes et très denses, il est certainement possible d'augmenter la durée des ateliers. Cela permettrait aussi de travailler plus en détails sur les conclusions. Les participants pourraient les valider collectivement une par une.
Il est très important d'assurer l'empowerment des jeunes, comme cela a dû être dit de très nombreuses fois. Une journée de préparation pour cette conférence a semblé à certains bien courte, surtout quand on a des situations nationales très différentes et que les intervenants en face de nous sont très intéressants. Cela donne l'impression de n'avoir qu'effleurer le sujet alors que certains commençaient tout juste à être sensibilisés.
Au delà de la sensibilisation, il faudrait pouvoir aller plus en profondeur et avoir un dialogue structuré avec les décideurs. La constitution de groupes de travail mixte jeunes-professionnels qui se réuniraient régulièrement pourrait être une solution pour continuer ce travail. Ce type de réunions ont déjà existé par le passé.
Madame Androulla Vassiliou, l'actuelle Commissaire à la santé a trouvé nos remarques très stimulantes. C'est pourquoi il nous faut rester actifs dans le processus de décision. Il pourrait être utile de faire le point sur l'évolution de la situation au regard de nos propositions formulées. On pourrait organiser une nouvelle conférence en 2010 où les eurodéputés s'occupant des questions de santé discuteraient de nos propositions, comme la suggérait Robert Madelin, Directeur Général de la DG de la santé et des consommateurs.
D'ailleurs, Robert Madelin nous attend au tournant pour voir si notre engagement tiendra dans la durée... Pourquoi laisser les lobbyistes professionnels s'investir dans le Parlement Européen ? C'est aussi notre responsabilité de interpeller les eurodéputés. C'est pourquoi il faut saluer l'initiative de mettre en lumière les eurodéputés particulièrement chargés de ces questions. Sur les politiques de jeunesse, l'outil des agoras citoyennes, initiée par Gérard Onesta, pourrait nous être utile pour rassembler les réflexions de la société civile sur cette question.
Quel que soit le domaine, on se rend compte qu'après 20 ans de la Convention des Droits de l'Enfant, beaucoup reste à faire pour que les jeunes puissent être entendus pour les décisions qui les concernent de près ou de loin. Souhaitons que, quel que soit le nom du Commissaire européen à la santé à l'automne, cette initiative trouve des suites !
Comment consulter les jeunes Européens sur la politique de santé

Alors que le camp de préparation repartait de zéro pour se fonder uniquement sur les expériences des participants, l'échange mutuel sur les problèmes dans chaque pays a favorisé la prise de parole des jeunes participants. Leur constat a permis de vérifier la pertinence des propositions formulées par le Youth forum dans son Document politique « La santé et le bien-être des jeunes » adopté en novembre dernier. Alors après cette Conférence riche en propositions, que peut proposer la Commission Européenne ?
L'action de l'Union se résume pour le moment à un échange de bonnes pratiques, ce qui est crucial pour réduire les inégalités de santé tout en tenant compte des traditions nationales. Si chaque pays a des traditions différentes, il y a un consensus général pour remettre les jeunes au centre des stratégies de réduction des inégalités de santé : les échanges de bonnes pratiques en santé mentale, en santé reproductive ou sur les stratégies anti-tabac ont répété à longueur de powerpoint et de discours la nécessité de méthodes interactives et de l'implication des jeunes en amont dans l'élaboration de ces politiques.
Mais la formation des professeurs, les programmes scolaires des élèves ou le fonctionnement institionnel des écoles ne relèvent pas par exemple de la compétence de l'Union Européenne. Par contre, l'Union Européenne peut pallier l'inaction des États-membres en finançant des projets innovants à caractère expérimental. D'autres actions sont aussi possibles si une politique cohérente est menée transversalement. Alors que la malbouffe rapporte tant aux entreprises et provoque un ravage sanitaire, il serait temps de taxer ces produits et même d'interdire leur publicité à l'échelle de l'Europe. Cela permettrait au moins de dégager les financements nécessaires pour assurer l'empowerment (assurer que les jeunes soient des citoyens actifs) et des programmes aidant des professionnels de terrain, comme Epode (sur l'obésité) ou Schools For Health (l'environnement scolaire). Ces priorités sont sous-financées et seule une volonté politique forte pourra réduire ce déséquillibre entre marketing et promotion de la santé !
Tant d'organisations et de jeunes mobilisés ont démontré que la santé publique est un défi majeur pour notre génération. Cette conférence a permis tant de rencontres entre nous et c'est tout l'intérêt de cette conférence qui mêlait professionnels et jeunes : nos projets n'en sortent que renforcés !




